L'idée vient d'une impression ressentie face à un tas de peluches dans un débarras.

 

D'abord un choc, un recul, l'impossibilité d'approcher, puis la curiosité, un trouble désir d'aller voir de plus près me pousse en avant.

 

De cette visite sont nées les 2 premières créations: 1 chaise et un fauteuil.

 

Photographies: Charléne Maisonneuve




Pour faire connaissance avec la collecte d'ours en peluche, je trie par couleur, par taille, par genre.

J'essaie d'anticiper l'ordre des ours sur les colonnes.

En 2010, un ami m'a donné plusieurs très gros rouleaux de carton, et une idée de colonnes a émergé.




Dans un monde fait d'apparences, la couleur, le chatoiement, la multitude noient les détails pourtant bien visibles.

5 colonnes, 5 continents, une planète, la votre? la mienne?

Penchez vous sur cette joyeuse population de douceur colorée que sont les peluches, bien serrées les unes contre les autres, et voyez celles qui ont été "beaucoup aimées".

Ici, il manque un œil. Là, elles sont cul par dessus tête. Là, encore, aveugles, pas d'yeux pour voir, pas de bouche pour crier...

Sur cet autre continent, chacune porte au dessus une ombre noire et menaçante.

Parmi ces 3000 petits personnages, tous symbole de douceur, souvent destinés aux petits enfants ou à ces cadeaux que se font les amoureux. Les terrifiants, les pathétiques, les violents, les  souffrants sont là.

 

Lequel vous révèle la redoutable ambiguïté de ce monde dans lequel nous vivons?


En 2011, exposition collective d'art singulier dans le 12eme à Paris