Une rencontre fortuite avec une plaque de métal rouillé sur la rive d’un gros ruisseau local (la Véore) proche d’un petit pont (passerelle) et lieu d’enfance m’a amenée à cette production rythmée de 36 gravures.

 

L’inspiration est liée à la fratrie et plus largement aux liens entretenus par les uns et les autres, aux uns et aux autres .
Le pont qui permet d’aller vers l’autre, le lien qui perdure dans le temps et la faille engendrant la liberté d’aller vers ailleurs.
La couleur et le rythme de cette installation sont en même temps portés et subis tout au long du travail.
Portés parce que la gravure est une discipline exigeante qui demande beaucoup d’attention et subis parce que le résultat est presque toujours en deçà ou au-delà de la décision de départ.

 

 Photographies: Lysiane Henche.

 




Le travail de répétition libère d’une certaine façon des contraintes, apportant une sorte d’ivresse et d’acceptation devant les surprises de la couleur et de la forme.
Les couleurs deviennent des circonstances, les formes des hasards, jusqu’à perdre la maîtrise et se reprendre bien vite sans jamais abandonner.





Le pont, le lien, la faille représente un parcours, un chemin plus ou moins sinueux, plus ou moins difficile.

Mais l’installation des gravures révèle une unité.